Fleur Borde, guide « slow-tourisme » d’Aquitaine nous gratifie d’un guide original et doux de Bordeaux

Elle est accompagnée dans cette œuvre par le photographe David Da Silva, tout aussi intéressant dans son approche

« Opter pouf des balades douces, c’est se donner le temps de ralentir pour s’imprégner de ce qui nous entoure, les sens en éveil.
C’est savoir se ressourcer pour revenir l’essentiel : la découverte de la nature, de trésors cachés et la convivialité des moments de partage au gré des rencontres. »

Spontanéité, curiosité et découverte, voilà des valeurs chères à Fleur Borde, qu’elle partage au travers de ses visites et sur son blog Fleur explore Bordeaux. Avec ce livre, elle vous invite à pratiquer le slow tourisme à Bordeaux et aux alentours pour prendre le temps de savourer les richesses de la métropole.

Picorons de ci de là quelques jolies saillies de ce beau livre. Devinerez-vous où elles vous mènent ?

Des artistes qui composent et racontent.
L’histoire entre l’Espagne et Bordeaux.
Je fabriquais de petits villages, de petits mondes.
Des conférences sur les Bans Publics… Passez quand vous voulez !
Comme cadre de vie, je n’ai comme concurrent que le paradis !
Sidonie, la plus maline et téméraire des chèvres.
Le mot d’ordre pour les filles, c’est l’épanouissement.
J’ai toujours la même envie de casser des moules.
Une fontaine invisible depuis la rue.
Fige dans la pierre des voluptés infinies.
Une Peugeot verte délabrée hissée sur le mur.
Les formes de radoub.
Œuvres d’art encerclant la métropole.
Une promenade à dos de shetland.
Cordier, rémouleur, résinier…
En sautant d’histoire en histoire
Refaçonner les dents de la roue de huitaine.
Ici, on n’oublie personne.
Des dérives et coups de battoir.
Chaque mois un artiste s’approprie cette surface.
C’est ici que quelques étoilés se fournissent.
On vous lance un chaleureux Agur !
Ecoutez le carillon sonner chaque quart d’heure.
Son chœur fut réorienté.
Différentes portes d’entrée, selon votre curiosité.
Le futur ne se conjugue pas.
Les hôtels à insectes offrant le gîte aux bourdons.
Sonder les bottes de foin et les sacs de farine.
Dans la cage d’escalier, les Baigneuses.
Lire sur la façade des extraits de leurs pensées.

Vous avez deviné ? Ces mots parlent des lieux, ces mots qui sont des lieux, des lieux saisis par les mots. Que vienne une envie d

e livre, le livre des envies de Bordeaux.

Visitez le site des 111 lieux, procurez-vous le livre https://www.111lieux.com/

 

Et maintenant, quelques extraits des « 111 lieux à Bordeaux à ne pas manquer »

 

222 rue Judaïque

Influences catalanes

 

(…)

Un décor floral végétal parcourt la bâtisse. Les lignes courbes des balcons et des encadrements donnent vie à l’édifice. Un visage féminin aux cheveux ondoyants domine la façade. Le grand travail de sculpture de la pierre s’unit avec l’architecture. Le nom du sculpteur est d’ailleurs mis au même

rang que celui de l’architecte et tous deux sont gravés dans la pierre. Comme il est de rigueur dans ce courant architectural, les métiers artisanaux contribuant au travail d’embellissement d’un édifice, comme la ferronnerie, ici particulièrement travaillée, la céramique ou la mosaïque, sont valorisés.

 

La statue de Rosa Bonheur

Une peintre hors du commun

Au Jardin public, à deux pas l’orangerie, une statue rend hommage à la sculptrice et peintre animalière Née en 1822 au 55 rue Duranteau. Elle fut, dès son plus jeune âge, profondément touchée par les animaux. Passant son temps à les étudier
Rosa Bonheur dépeignit avec talent des scènes agraires et animalières,

C’est le sculpteur Gaston Veuvenot-Leroux, statuaire officiel de la ville, qui souhaita façonner une statue à son honneur. Un comité extérieur, créé à la mémoire de la peintre, proposa aussi un projet lui rendant hommage, mais la ville trancha pour l’idée du sculpteur, achevée en 1910. Découvrez la mise en scène de la statue. Le travail de Veuvenot-Leroux l’enrichit de mouvement et de détails. Rosa Bonheur, capturée « dans l’action », est assise, palette en main, scrutant son sujet. On retrouve dans la statue du marquis de Tourny, créé par ce même sculpteur sur la place homonyme, un dynamisme semblable dans la représentation du sujet.

Amoureuse des animaux, Rosa Bonheur déclara : « Je trouve monstrueux qu’il soit dit que les animaux n’ont pas d’âme. Ma lionne aimait, donc elle avait une âme plus que certaines gens qui n’aiment pas. » Libre et fougueuse, elle délaissa la vie de famille telle que l’époque la définissait pour se consacrer à sa passion. Ses œuvres, comme Le Labourage nivernais et Le Marché aux chevaux, furent saluées en France, en Angleterre et aux Etats-Unis. Elle condamna la situation des femmes pour qui il était plus difficile de s’épanouir en tant qu’artistes. En 1865, l’impératrice Eugénie lui remit la Légion d’honneur. Première femme artiste à recevoir cette distinction, Rosa Bonheur est avec 2000 œuvres répertoriées, une peintre célébrée dans le mon entier. Sa dernière toile, La Foulaison du blé en Camargue, inachevée à sa mort en 1899, est exposée au musée des Beaux-Arts de la ville.

Au Sanglier de Russie

Des brosses de tout poil

Si vous dressez un inventaire, combien de brosses possédez-vous chez vous ?
Une brosse pour vos chaussures ? une pour la vaisselle ? Et qu’est-ce qui fait une bonne brosse ? Sa souplesse, sa finesse, sa douceur ?
« Ça dépend de l’usage »(…) répondrait-on au magasin, Au Sanglier de Russie, fondé en 1814, dernière brosserie de France ayant pignon sur rue vendant dans exclusivement des brosses. Plus de 2200 références ! (…) poil blond de porc, soie de sanglier, poil de chèvre, poil végétal. Balais à cou, pinceaux, brosses à légumes, à cheveux, ramasse-miettes, brosses à livres, à vinyles…
Le goupillon, lui, est pratique pour nettoyer les bouteilles, biberons et carafes… D’ailleurs, son nom provient de la queue du renard. Jusqu’à la fin du Moyen Age, on nommait l’animal « goupil », mais le recueil de textes Le Roman de Renart dont le héros était un goupil nommé Renart, a popularisé son nom. Quand vous choisirez votre brosse ménagère, faites-vous expliquer les subtiles différences et les bons gestes à adopter. Une tête de loup « ronde » aide à ne pas plaquer la toile d’araignée sur le plafond, mais plutôt à la capter pour voir la retirer par une rotation du manche, Un autre modèle, avec poil plus doux, est dédié aux moulures (…)

Wanted Café et La Fonderie des Cyclopes