Eva Florés diffuse dans cette rencontre toute une énergie, au-delà même de l’engagement pour que les personnes handicapées vivent le mieux possible, le plus possible avec ce que la société nous offre aujourd’hui.

C’est une personne aussi consciente qu’active et courageuse, dont la fibre écologique s’est bien sûr concrètement exprimée à l’occasion de la construction de ce gîte conçu et équipé pour les personnes atteintes d’un handicap.

Elle nous livre donc ici de précieux conseils si vous voulez que ce genre d’initiative se multiplient. Car c’est ce qu’elle souhaite, car il faut voir, au-delà d’une initiative individuelle comment toute une partir de la population pourrait mieux vivre : la nature, une vraie détente, avec des locaux et des matériels adaptés qui facilitent aussi la mission des accompagnants…

Et dans des constructions écologiques, qui préservent aussi la planète, l’énergie, la beauté des lieux. Sur un plan financier on ne peut pas parler de surcoûts : d’abord parce que cette notion suppose qu’il y a une norme de coûts générale ; c’est une façon de classer comme hors normes, anormaux, aussi bien le handicap que l’écologie. Ensuite, si on compare ces initiatives qui ont un sens à la fois pour le handicap et pour l’écologie, avec la moyenne des coûts de construction, on ne trouvera pas d’écart significatif… Voire même on aboutira à des résultats économiques excellents. Pourquoi ? Parce que les méthodes, l’ingéniosité, les calculs qui sont faits lors de telles initiatives amènent à trouver des solutions nouvelles, malignes… des solutions hors champ pour la flemme habituelle, les routines, la fermeture mentale, bref l’absence d’initiative et d’innovation, en matière de réalisation de projets d’habitat, de facilitation de la vie pour ceux qui vivent des problèmes particuliers, ou encore s’il s’agit de production écologique et durable pour sauvegarder la planète.

Pourtant une extraordinaire diversité d’alternatives existent pour progresser dans tous ces domaines, des initiatives et des idées individuelles, des alternatives techniques, esthétiques… Mais elles ne sont pas agrégées, mises en commun et promues par tous ceux qui prennent des responsabilités pour le collectif. C’est la rançon de la centralisation et des normes qui sont mes modes de fonctionnement dominants dans nos pays dits développés. Nous pensons que les « petits pays » sont des réservoirs d’initiatives qu’il s’agit de débloquer au lieu de les contraindre. Le tourisme durable, adapté à des conditions de vie diversifiées, le slow-tourisme, qui nous donne l’opportunité de réfléchir sur nos modes de vie, représentent de véritables axes de progrès humain, contrairement au tourisme de masse destructeur non seulement des lieux mais de l’humain. Le voyage, la détente, l’expérience de la découverte, du beau, de la rencontre, sont les occasions privilégiées pour faire évoluer à la fois l’homme et la société.

Si vous connaissez des initiatives comme celle-ci, des projets et réalisations qui donnent du sens à notre vie commune et à l’avenir que nous préparons, prenez contact !

Quant à Eva Florés, elle continuera certainement de nous étonner, car elle a encore des projets à réaliser… pour le bien de tous !