La Fabrique Spinoza a pour vocation de replacer le bonheur au cœur de la société » ! Son podcast est là pour inspirer sur les voies d’épanouissement personnel, collectif et sociétal »

A retenir, pour les urbains qui viennent se ressources en milieu nature : faites des ballades dans des chemins ruraux, en dehors des lieux trop aménagés, qui vous donnent des indications semblables à celles de la ville. Il faut sortir de vos  habitudes de trajet, de leurs repères, pour sortir votre cerveau de ses enfermements et ruminations. Perdez-vous pour vous retrouver !

Le podcast de la Fabrique Spinoza : la transformation écologique   L’interview de Lisa Garnier

“Nous sommes persuadés qu’un récit écologique positif est possible en mettant en avant les bénéfices de la nature et en les expérimentant à nouveau nous pourrons déclencher un nouvel engagement pour l’environnement”.

C’est l’objet de cette étude que vous pouvez vous trouver sur le site de la Fabrique Spinoza avec le podcast nature des personnes inspirantes pour éclairer

Pour reconnecter en profondeur l’humain à la nature

Nous allons parler dans cet épisode de psychologie et d’écologie notamment de l’effet de waooh ! et pour le faire j’ai le plaisir d’accueillir mon invitée Lisa Garnier

Lisa est spécialiste de la biodiversité, journaliste, elle a notamment réalisé de nombreuses enquêtes et reportages notamment dans le magazine Ushuaïa Nature et Sciences et Vie.
Elle est aussi écologue et naturaliste et a à cœur de partager son émerveillement pour l’ensemble du vivant aujourd’hui.
Elle est responsable R&D en biodiversité chez RTE réseau de transport d’électricité et est aussi l’auteur de plusieurs livres dont le dernier en date « psychologie positive et écologie » qui propose une enquête sur notre relation émotionnelle avec la nature.

Nous allons voir en quoi notre relation à la nature a besoin d’être réinterrogée.

Quelle est votre définition de la nature ?

La nature, il y a beaucoup de débats sur sa définition. La mienne : pour moi la nature comprend la biodiversité donc c’est bien l’interaction à toutes les échelles de ce qui est vivant. Ça comprend la biodiversité donc c’est bien l’interaction à toutes les échelles de ce qui est vivant au niveau génétique. Au niveau du système terrestre, on va parler des communautés d’espèces ; le vivant qui interagit notamment avec le non-vivant, donc ça va être les roches, les minéraux, les montagnes, l’eau, les saisons. En fait je vais extraire de la nature tous les objets construits issus d’extractions en fait qui fonctionnent avec de l’énergie artificielle. En gros sans l’humain il n’existerait pas. Il est fabriqué avec autant d’énergie et puis aussi le vivant c’est tout ce qui est capable d’être recyclé naturellement c’est tout ce qui va pouvoir être mal digéré transformé. Donc ma définition de la nature, ce n’est pas simplement que du vivant. Par exemple un champ de blé sur des kilomètres, sans haies sauvages, sans diversité d’espèces, c’est de la nature ou pas ? C’est du vivant, et c’est quelque chose que l’humain a fait, donc on va pouvoir voir après des milieux qui sont plus ou moins anthropisés. c’est un peu scientifique cette définition

Notre perception de la nature est aussi une histoire d’éducation de croyance de sensibilité ?

Ah oui je pense que oui bien sûr suivant que si par exemple vous avez habité en milieu urbain et que vous n’avez pas vraiment connaissance d’un milieu comme les paysages agricoles, la forêt, vous n’allez pas avoir la même perception que si vous avez évidemment grandi en milieu agricole ou en milieu forestier. Il y a des études qui existent et qui ont été publiées. Surtout avec la marche : des chercheurs ont démontré que si vous marchez en milieu urbain au bout de 90 minutes de marche vous allez avoir votre cerveau qui rumine.
Lorsque vous êtes en milieu naturel c’est beaucoup moins longtemps.

Au niveau du cerveau les personnes qui ont grandi et vécu dans les grands centres urbains ont plus facilement en fait tous les réseaux du cerveau qui sont associés à des émotions comme la peur et comme l’anxiété. Il est plus rapidement « allumé », excité.

 

La suite dans le podcast !

Psychologie sociale & Environnement avec Delphine Labbouz

Nature et science avec Pascale d’Erm

Ecologie et émotions avec Lisa Garnier